Les changements de comportement sont les plus difficiles à obtenir, même s’il s’agit de respecter un bien commun. La sobriété, qui s’avère tellement nécessaire pour respecter l’Accord de Paris et les recommandations du Giec pour garder la planète habitable, est une des routines les plus difficiles à acquérir.

Les alliés du compte carbone proposent une monnaie complémentaire distribuée égalitairement au niveau de l’empreinte carbone moyenne française (9t de CO2e) soit 9000 points carbone Ͼ ou poinks par personne et par an, à renouveler chaque année avec 6% de moins pour atteindre 2t en 2050 et ainsi respecter l’Accord de Paris. Voir https://comptecarbone.cc

La première phase est l’étiquetage de tous produits et services, ce qui nécessite une loi (projet déjà soutenu par une trentaine de députés de tous partis). Voir https://loipoidscarbone.fr

Attirer l’attention sur un effet d’étiquetage, cela peut nous faire oublier « l’envie de tout », en nous faisant remarquer son inconvénient pour l’habitabilité de la planète.

Ancrer le comportement de sobriété par un symbole nouveau, le point carbone ͼ

Le nutriscore a fait prendre conscience des excès de sucre et de gras, c’est une réussite, mais dans le même temps, il ne s’est jamais autant vendu d’aliments ultra transformés.

Ce nutriscore, il faut le chercher sur les paquets, et environ la moitié seulement en sont dotés : alors il nous faut un marquage plus visible, un marquage contigu au prix, le Ͼ, la caractéristique du produit est alors intrinsèque, c’est cela que l’on achète ; en passant à la caisse on voit mentionner les contenus carbone Ͼ et leur totalisation sur le ticket et l’écran, et même éventuellement catégorie par catégorie.

C’est juste une info, mais elle fait réfléchir, poser des questions aux enfants, intéresser les citoyens… il ne s’agit pas de faire la morale ou d’une mesure punitive, juste de l’info !

Alors la sobriété peut s’ensuivre naturellement quand est rappelé sur le ticket de caisse que l’Accord de Paris vise 2000 points carbone par personne et par an en 2050. Qu’ai-je fait aujourd’hui pour la sobriété ? Quels achats de seconde main ai-je pu faire ? Quels vieux vêtements ai-je pu ressortir ? Quelles légumineuses ont pu remplacer mes excès de viande bovine ?

La visibilité d’un simple symbole Ͼ (le point dans le C pour poink ou point carbone, disponible sous windows dans l’alphabet grec en tant que sigma lunaire pointé) marque les esprits sans gêner ! Il nous faut tenter, par une loi d’étiquetage du poids carbone, de faire changer les comportements vers la sobriété. Un tel étiquetage apporte aussi le levier sur les entreprises qui voient les poids-carbone plus attractifs de leurs concurrents et sont ainsi stimulés à décarboner pour ne pas perdre de clients. Enfin c’est une grandeur physique additionnable, permettant le suivi sur plus longue période que le passage devant un rayon. Une grandeur physique, basée sur la norme ISO 14067 qui évitera les critiques en complexité que subit le planetscore ou même le nutriscore.